|
|
Le premier championnat du monde..... |
|
|
|
1875 1895 1899 1900 1902 1904 1907 1909 |
Isidore Weiss
(le Vignaux du damier)
En 1911, au moment ou on
ne jurait plus que par ces deux damistes, un jeune étudiant en médecine, le futur Ces évènements amenèrent la Fédération néerlandaise à organiser un grand tournoi international ; il eut lieu en 1912 à Amsterdam. Ce fut un jeune maître hollandais, M.HOOGLAND qui décrocha le titre. La guerre survint. Le docteur MOLIMARD s’installa dans une petite ville où il ne pouvait plus guère songer à reprendre son entraînement
En 1948 Marcel BONNARD remporta le titre envié de champion de France. C’était un théoricien remarquable du jeu. Il avait pour habitude de systématiquement noter ses propres parties, pour les analyser ultérieurement et en faire profiter les lecteurs de la « REVUE DU JEU DE DAMES » qu’il rédigea avec brio de 1920 à 1931 C’est lui qui transforma l’enchaînement de l’aile droite (mutation de la partie ROOZENBURG) en PARTIE BONNARD. Il remporta également le titre de champion de France en 1951 et arriva premier ex-aequo avec ABEL VERSE, au championnat de France de 1952 |
|
STANILAS BIZOT |
1925 |
M.BIZOT En 1910, il est 2ème au championnat de Paris ; A ce moment, il s’éloigne du damier, perd le feu sacré, et le conflit mondial survenant, c’est en 1920 que nous le retrouvons pour se classer 2ème du championnat de Paris Il est CHAMPION DU MONDE en 1925 dans un tournoi réunissant les meilleurs joueurs hollandais et français du moment - En 1926, son titre lui est ravi par FABRE. En 1927 il est 1er du tournoi international ou se réunissaient : FABRE-WEISS-SPRINGER-DE JONGH- et se jouait à 4 parties contre chaque adversaire. |
|
MARIUS FABRE
Le grand meeting d'Amiens
|
1926 |
C’est du vécu au Damier Parisien – P. Sonier raconte – une histoire vraie, sur le vif – Anecdote d’une partie entre M.Fabre et M.De Jongh
- Garçon un « demi » après avoir poussé ce cri, M.X se replonge dans la partie de dames qu’il est en train de conduire contre son adversaire habituel, M.Y Ces deux fervents damistes sont à peu près de la même force, ce qui fait que chacun d’eux se croit plus fort que l’autre et cherche vainement à le prouver depuis des années. Le garçon surgit avec à la main, un plateau surmonté d’un verre de bière, surmonté lui-même du traditionnel « faux-col » A qui le demi ? Répète le garçon, un nouveau qui ne connaît pas encore son monde… M.X n’entend rien : il est en train de combiner un coup de dame à perte de vue, et d’ailleurs inexistant. Après avoir cassé les oreilles à tous ses clients, le garçon s’en va, remportant la consommation qu’il n’a pas pu placer. Une seconde plus tard, X sortant du rêve de ses combinaisons rugit de nouveau : Garçon un « demi » il y a une heure que je réclame…. C’est inimaginable on n’arrive pas à se faire servir…. Je meurs de soif !... Tout ceci ne serait qu’amusant dans une salle ordinaire de café Mais M.X et Y sont à ce moment, au siège du DAMIER PARISIEN et, non loin d’eux, le maître Hollandais, M.DE JONGH se bouche désespérément les oreilles (dans son pays, les séances de jeu sont toujours silencieuses) il conduit une partie extrêmement sérieuse, contre un adversaire des plus redoutables : M.FABRE : il en est au 23ème temps et sa pendule marque 55 mn : il ne lui reste donc que 5 mn pour jouer 3 coups. Il y a longtemps qu’il réfléchit, la tête dans les mains. On sent, qu’après avoir étudié un grand nombre de variantes, il s’acharne à en accrocher une dernière, plus réfractaire que les autres ; la partie arrive à un tournant décisif ; la galerie est nombreuse et attentive. Tout à coup, X et Y se mettent à discuter bruyamment leur propre partie, qu’ils viennent de terminer. Ils se lèvent mais la discussion continue et rien n’existe pour eux, en dehors de son objet. Sans s’en apercevoir, ils se rapprochent de la table où se dispute l’auguste match. X est maintenant dans le dos de M.DE JONGH qui enfonce de plus en plus ses pouces dans ses oreilles et qui voit avec désespoir, sa pendule marquer 58 mn. Les yeux de M.FABRE s’arrondissent. L’arbitre gémit des « chut » prolongés. Toutes ces choses échappent complètement à M.X « Ce que j’aurais pu faire pour forcer la nulle, s’écrie t’il soudain répondant à M.Y, ce que j’aurais pu faire ! Mais tout simplement ceci……. » et joignant le geste à la parole, il passe son bras par-dessus l’épaule de M.DE JONGH et pousse une pièce sur le damier des champions. La foudre n’aurait pu causer dans la salle, une stupeur plus grande que ce geste intempestif. Les bras de M.DE JONGH en tombèrent sous la table et un cri de réprobation s’échappa de toutes les bouches. X en fut subitement rappelé à la réalité. Son large sourire, repentant et embarrassé, finit à la longue, par désarmer la galerie. Entre-temps, le « demi » qu’il avait tant réclamé, lui avait été servi. Mais son adversaire l’avait bu s’en sans s’en rendre compte, pendant que lui-même tournait consciencieusement le « café crème » de son voisin, qu’il avait sucré…….. avec un pion !... Aussi invraisemblables qu’il paraissent, ces différents traits, sont tous authentiques. Les fervents du jeu de dames sont souvent de grands distraits Ils ont au moins cela de commun avec les savants
Merci à M. Sonier pour cette illustre anecdote. |
|
MAURICE RAICHENBACH |
1933
1934
|
MAURICE RAICHENBACH – le tout jeune champion de la 1ere division du
DAMIER DE LA SEINE n’a que 15 ans et demi et les grands maîtres ne peuvent déjà plus lui rendre un pion. Ce fait phénoménal n’a pas de précédent dans les annales damistes. MENTION POUR LA REPRODUCTION La reproduction des articles, analyses de parties ou compositions, contenus dans LE DAMIER, est autorisée à la condition expresse que les reproducteurs mentionnent, chaque fois, le nom de l’auteur ainsi que l’origine « CLUBS ET CAFES »
|
|
PIERRE
GHESTEM |
1945 1947 |
PIERRE GHESTEM
(12-17),(6x17)36-31(21-26)31-27(17-21)39-34(13-18)42-37(8-13)43-39(14-20)a)25x14(9x20)30-25(4-9)(9x20)48-43(5-10)34-30(20-25)28-22!x |
|
L'histoire du jeu de Dames, c'est aussi :
Il a été organisé en souvenir du maître damiste LOUIS CROS, un tournoi entre les sociétés du DAMIER PARISIEN du DAMIER DE LA SEINE, et du DAMIER DE LEVALLOIS. La société gagnante conservera la plaque frappée en souvenir de M.CROS Ce concours à commencé le 7 décembre 1930, se poursuivra TOUS LES SOIRS, jusqu’au 1er mars 1931 à l’ACADEMIE LUDO ? 18 rue de la sorbonne. Extrait de clubs et cafés 1931
M.Fabre, champion de France, fut en outre champion du monde en 1926 Né à MARSEILLE, le 18 avril 1890, il débuta de bonne heure au jeu de dames et sa précocité fut, à un an ou 2 près, celle du jeune prodige actuel ; M.RAICHENBACH ; il eut pour professeur le célèbre
M.Coulbeau – président du comité de Paris
|
L'histoire du jeu de Dames, c'est aussi :
LE JEU DE DAMES ET LES JEUNES
On ne saurait orienter l’esprit des jeunes vers de plus saines distractions…
LE GRAND MEETING D’AMIENS
PARTIE DE DAMES AVEC FIGURANTS A
¨M.FAYET de BORDEAUX ET M.SCOUPPE ont joué deux parties simultanées, l’un contre l’autre et les yeux bandés l’un et l’autre. Ce spectacle, qui n’a jamais eu de précédent, a été donné dans une salle de l’Hôtel de ville d’AMIENS le 14 août à 21 heures
M.SCOUPPE annonca plusieurs fois la position des pièces avec une rapidité et une précision qui soulevèrent des applaudissements frénétiques.
LE 15 AOUT A 17 HEURES, une partie jouée par MM.BIZOT EX-CHAMPION DU MONDE ET DUBOIS, CHAMPION DE LA SOMME, fut représentée au fur et à mesure sur un immense damier dessiné dans la cour de l’hôtel de ville d’Amiens et sur les cases duquel évoluèrent 20 petites filles et 20 petits garçons, figurant respectivement les pions blancs et noirs De nombreux amateurs et de simples curieux assistèrent à ce spectacle, à la fois amusant et savant. Ce genre de spectacle avait déjà été réalisé à COMPIEGNE-MALAKOFF-VILLENEUVE ST GEORGES ETC……mais il fut rehaussé à Amiens par les annonces, nombreuses et très bien ordonnées d’un puissant pick-up
LE 15 AOUT A 22 H, 32 parties simultanées ont été jouées par M.FABRE - CHAMPION DU MONDE – RESULTAT : 24 parties gagnées, 5 nulles et 3 perdues
|
|
|
Nouveau sur le site le la ligue de Normandie : par Laurent Nicault : les champions du monde : VOIR ICI |
||
| Retrouvez tous les articles sur le thème HISTOIRE CLIQUEZ ICI | ||
|
- Remerciements :
à Gilbert Kalfon : qui m'a remis de nombreux ouvrages "la revue canadienne du Jeu de Dames International - unique au Canada et véritable miroir scientifique..." années 60/70
à Henry Cordier : qui m''a remis le livre
à Arnaud Cordier : sa maman, et Gilles Taillandier A Gilles Taillandier : pour de nombreux bulletins de ligue BC
à Didier Basset pour de nombreuses coupures de journaux et photos sur l'histoire de la ligue Bourgogne et rendre hommage aux féminines trop rares, qui ont marqué le jeu de Dames
|
Les articles commentés